Histoires de projets

Lutter contre la pauvreté et les inégalités

Lutte contre l’état insalubre au Maroc Réal : Pascal Fellous / NMC Production

Après avoir vécu dans un pays rural jusqu’à la fin du XXème siècle, la population du Maroc est aujourd’hui, majoritairement citadine. Mais confrontés à la grande pauvreté, près de 3 millions de Marocains, soit 10% de la population, vivent dans des habitats précaires. Avec l’exode rural, des bidonvilles insalubres ont grandi autour des villes. L’AFD appuie le programme « Villes sans bidonvilles » lancé par les autorités marocaines avec pour objectif l’éradication totale des bidonvilles d’ici 2012. L’opération consiste à viabiliser les terrains par des travaux de voirie, d’assainissement et de réseaux (eau et électricité), puis les vendre aux plus défavorisés afin qu’ils puissent y construire leurs nouvelles habitations. Désormais propriétaires de logements en dur, les habitants de ces nouveaux quartiers voient leur niveau de vie s’améliorer grâce à un accès aux services essentiels et l’émergence d’une activité économique.

Soutenir la croissance économique

Appui aux petites entreprises agricoles au Vietnam Réal : Pascal Fellous / NMC Production

Converti à l’économie de marché, le Vietnam connaît une croissance de 8% par an. Alors que trois quart de la population est rurale, le pays doit absorber tous les ans 1,5 million de jeunes sur le marché du travail. Les PME constituent le principal moteur de l’économie et le premier pourvoyeur d’emplois. Pour développer l’entreprise privée familiale au sein des campagnes, des prêts sont proposés par des banques vietnamiennes avec le soutien de l’AFD.L’objectif du projet est de créer un environnement juridique et réglementaire favorable à la création de PME, d’améliorer leur accès aux ressources financières et matérielles nécessaires à leur développement mais aussi de favoriser l’exportation des produits vers des marchés étrangers, grâce à la mise en place de standards techniques. Au-delà des prêts, le projet permet, en modernisant les campagnes, de générer en aval des activités de transformation, de développer le commerce et d’élargir ainsi l’offre d’emploi.

 

Microfinance à Madagascar Réal : Pascal Fellous / NMC Production

A Madagascar, un des pays les plus pauvres de la planète, plus de 70% de la population vivant avec moins de un dollar par jour et 97% est exclue du système bancaire. Les réseaux de microfinance constituent pour la plus grande partie de la population la seule possibilité d’accéder à des services financiers. L’AFD appuie les institutions de microfinance malgaches depuis plusieurs années. Elle les aide notamment à développer des prêts en direction de micro-entrepreneurs et des PME afin de stimuler leur activité, favoriser la création d’emploi et faciliter leur accès aux banques. Elle contribue aussi à la création d’une mutuelle de santé qui offre des produits de micro assurance aux entrepreneurs et permet ainsi d’améliorer leur accès à la santé.

 

Relever les défis communs Nord / Sud

Production d’énergie durable en Afrique du Sud Réal : Pascal Fellous / NMC Production

Pays le plus riche d’Afrique, l’Afrique du Sud est aussi responsable de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du continent. Ainsi à Durban, deuxième ville du pays, plus d’un million de tonnes de déchets ménagers et industriels sont entreposés chaque année et contribuent à la pollution atmosphérique. L’AFD accompagne la municipalité de Durban sur un projet de production d’électricité à partir de la combustion du méthane. Ce gaz particulièrement polluant est issu de la fermentation des déchets stockés dans les décharges de la ville. Grâce à la construction de 103 puits de captage sur trois décharges, le projet permettra d’éviter 6,8 millions de tonnes de carbone sur vingt ans. Eligible au Mécanisme de Développement Propre issu du protocole de Kyoto, il offre aussi à la municipalité la possibilité de vendre les réductions de gaz à effet de serre ainsi obtenues sur le marché mondial de carbone.

Accompagner le développement de l’Outre-mer

L’AFD est mandatée par l’Etat pour intervenir en Outre-mer afin de répondre aux besoins spécifiques de ces territoires français éloignés, dans une optique de solidarité nationale. L’Agence y soutient la création d’emplois, la compétitivité des entreprises et met en oeuvre le plan de relance du Gouvernement en faveur des PME. Elle finance et accompagne les politiques publiques, et favorise la préservation de l’environnement et la coopération régionale avec les pays voisins. Pour soutenir la compétitivité des entreprises et la création d’emplois en Outre-mer, l’Agence propose des solutions financières diversifiées : prêt aidé à l’investissement, capital-investissement, fonds de garantie… Fin 2008, l’Etat l’a chargée de mettre en oeuvre le plan de relance aux PME, dispositif qui soutient les entreprises ultramarines face à la crise. Par ailleurs, l’AFD participe au développement des collectivités locales en finançant et accompagnant leurs politiques publiques. Elle met son expertise à la disposition des collectivités. Elle apporte ainsi un appui technique et des conseils dans les secteurs où elle bénéficie d’un réel savoir-faire. L’habitat est aussi l’un des moyens d’améliorer les conditions de vie des populations. L’AFD participe au capital de sept sociétés immobilières d’Outre-mer qui gèrent un parc locatif de plus de 63 000 logements, représentant deux-tiers des logements sociaux. Enfin, l’Agence poursuit son action en faveur de l’environnement et du développement durable de ces territoires.

Responsabilité sociale et environnementale dans les PME en Turquie

Si elles sont des acteurs primordiaux du secteur productif turc en raison de leur nombre et de la main d’œuvre qu’elles emploient, les petites et moyennes entreprises (PME) rencontrent des difficultés pour accéder au crédit. Dans le cadre du rapprochement avec l’Europe, elles font également face à un enjeu essentiel : montrer leur capacité à construire des modes de production plus durables, dans un pays où la notion de responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises, au premier plan des économies européennes, est encore embryonnaire. L’AFD appuie dans cette démarche la banque Türk Ekonomi Bankasi (TEB). L’objectif du concours octroyé par l’Agence est de faciliter le financement des PME turques et les inciter à mettre en place des pratiques plus responsables au plan social et environnemental. La ligne de crédit permettra le financement d’environ 300 entreprises. Le projet contribuera au développement durable de près de 1 000 entreprises par an en soutenant leur progression vers des standards européens.

 

 Une formation d’excellence pour les cadres africains

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Le développement des pays africains passe par la disponibilité de ressources humaines maîtrisant les technologies clés, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’environnement et des infrastructures. Les politiques d’investissement se heurtent, dans la plupart des pays africains, à un manque de personnel qualifié capable de coordonner et de mettre en œuvre les projets à l’échelle locale.

L’institut international d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) a pour vocation de former des ressources humaines compétentes, focalisées sur l’innovation et l’esprit d’entreprise (Bachelor- Master-Doctorat) et destinées à soutenir le développement du continent africain dans ses diversités de genres linguistiques et culturelles, dans une stratégie de complémentarité et de subsidiarité avec les institutions africaines d’enseignement supérieur de formation et de recherche.

Devant la demande croissante en personnel africain qualifié, 2iE a démarré en 2005 un ambitieux programme de déploiement de ses activités.

Il prévoit la construction de nouvelles infrastructures socio-éducatives, scientifiques, pédagogiques et d’hébergement ainsi que la réhabilitation des dispositifs existants pour faire du 2iE une plate-forme scientifique et technologique de niveau international.

L’amélioration de la qualité se traduit par l’achat d’équipements de laboratoires, le développement des niveaux Masters et Doctorats, la mise à niveau du personnel, le rapprochement avec les entreprises et la construction d’un centre de documentation.
 

 

Protéger les points chauds de la biodiversité

 

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Les « hotspots », ou « points chauds de la biodiversité », sont considérés comme les zones les plus riches mais aussi les plus menacées de la planète. Près de la moitié des espèces de plantes ou encore 35% des espèces de vertébrés sont endémiques des hotspots. Ces écorégions, au nombre de 34, sont irremplaçables et sont donc des zones prioritaires à préserver.
 
Créé en 2000, le « Critical Ecosystem Partnership Fund » (CEPF) est un fonds multi-bailleurs dédié à la protection des écosystèmes menacés dans ces hotspots. Le Fonds finance des projets d’ONG opérant dans ces zones pour la conservation ou la gestion durable de la biodiversité.
 
L’AFD, partenaire de CI depuis plusieurs années, s’est ainsi engagée, aux côtés des autres bailleurs, à contribuer à la deuxième phase du fonds CEPF. Sa finalité est de renforcer l’implication des ONG et de la société civile dans la conservation et la gestion intégrée d’importants écosystèmes et habitats dans les hotspots.
 
Les objectifs du fonds
   - Améliorer la conservation et la gestion durable de la biodiversité au sein d’écosystèmes critiques et de hotspots sélectionnés, et plus spécialement dans les pays de sa Zone de Solidarité Prioritaire (ZSP)
   - Renforcer les capacités et l’implication de la société civile et des ONGs locales, notamment francophones, dans le domaine de la gestion de la biodiversité
   - Etendre les financements du CEPF à d’autres hotspots dans des pays où l’AFD intervient, avec quatre priorités géographiques : Polynésie-Micronésie, Caraïbes, Méditerranée
 
Depuis sa création en 2000, le fonds a permis de :
   - protéger 9,6% d’hectares parmi les régions de la planète les plus riches en biodiversité,
   - influencer les politiques environnementales de dizaines de pays,
   - octroyer 100 M US$ à près de 600 ONG, associations ou communautés
   - intervenir sur 17 « hotspots », situés dans 34 pays,
   - contribuer à la création de nouvelles aires protégées,
   - mobiliser 128 M US$  de donations supplémentaires grâce à l’effet de levier du CEPF.

 

Améliorer l’accès à l’eau potable à Dakar

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Le secteur de l’eau et de l’assainissement au Sénégal, et particulièrement à Dakar, connaît de sérieuses difficultés, en termes de production, de distribution, de qualité, et de rentabilité financière. Le déficit en eau potable de la ville de Dakar et de son agglomération ne cesse de s’accroître, alors qu’il est estimé que la demande en eau dans cette zone devrait augmenter de près de 30% au cours de dix prochaines années. La pénurie touche en premier lieu les personnes les plus défavorisées, vivant pour la plupart dans des quartiers périurbains, mal ou non desservis.
Cette situation a conduit le gouvernement sénégalais à entreprendre en 1996 une vaste réforme du secteur de l’hydraulique et de l’assainissement en zone urbaine. Cette réforme, soutenue par de nombreux bailleurs de fonds, dont l’Agence Française de Développement (AFD).
La finalité du programme soutenu par l’AFD est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations urbaines, en particulier les plus démunies. Il s’agit d’améliorer durablement les services de l’eau potable et de l’assainissement dans les zones urbaines non desservies, et d’ainsi réduire les disparités d’accès à ces services de base.
 
Les objectifs spécifiques poursuivis par l’Agence sont les suivants :
- appuyer la réforme institutionnelle et réglementaire du secteur de l’hydraulique urbaine ;
- améliorer l’efficacité de la production et de la distribution de l’eau, et donc le rendement du secteur ;
- réduire les disparités d’accès, notamment par une meilleure desserte et par une harmonisation du prix de l’eau aux bornes fontaines ;
- améliorer la qualité de l’eau ;
- inclure les structures privées par la mise en place de partenariats public/privé ;
- améliorer la situation financière du secteur, notamment pour ce qui relève du recouvrement des factures.

Le concours de l’AFD porte sur la première composante du programme (l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar) :
- réalisation d’une extension de 41km du réseau de distribution d’eau potable ;
- construction d’une station de pompage à Dakar.
 
Le financement de l’AFD permettra :
- d’étendre la desserte en eau à plus de 360 000 personnes dans les quartiers périurbains de Dakar ;
- d’accroître les volumes d’eau distribués de plus de 15%, améliorant ainsi la situation financière du secteur.

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